Victoire syndicale chez Umicore

Le licenciement pour faute grave en septembre dernier de l’employée d’Umicore était bel et bien abusif, comme la CNE l’a toujours affirmé. En effet, après 6 mois de combat syndical et de bagarres juridiques, la Cour d’appel de Liège a confirmé, ce 24 mars, le jugement rendu en janvier par le Tribunal du travail de Liège: elle estime, elle aussi, « abusif » le licenciement pour faute grave notifié par la société Umicore d’Angleur à l’encontre de l’une de ses employées, par ailleurs déléguée CNE au Conseil d’Entreprise
La CNE estime que ces 6 mois de lutte, de solidarité et de soutien des collègues ont, pour une grande part, contribué à la victoire de ce 24 mars.  
La CNE rappelle que les entreprises qui  licencient du personnel sans fondement réel tout en niant le dialogue social sont les premières perdantes ! La CNE est convaincue plus que jamais que la présence des organisations syndicales dans les entreprises contribue largement à diminuer les risques de pertes d’emploi, que ce soit par le dialogue social ou le combat syndical quand il est inévitable. 

La CNE espère qu’Umicore retiendra la leçon et qu’elle réfléchira avant de licencier un de ses travailleurs. Par ailleurs, la CNE va continuer à se battre pour réunir toutes les conditions nécessaires à l’installation d’un réel dialogue social dans l’entreprise.
Rappelons que cette histoire remonte à septembre de l’an dernier. Umicore, société spécialisée dans la fabrication de poudre de zinc,  reprochait à l’employée des discordances de pointage entre le badging (base de la paie) et le pointage l’entrée et à la sortie des sites. Dès le départ, la CNE a contesté ce licenciement, les travailleurs se sont mobilisés mais Umicore a maintenu sa position. Après le jugement en première instance, la direction de l’entreprise a critiqué son contenu en le qualifiant  de « camouflet pour tous les travailleurs qui exécutent loyalement leur contrat de travail ». La CNE, quant à elle, n’a jamais douté de son bon droit. La Cour d’appel lui a d’ailleurs donné raison ce 24 mars.