Umicore

Comme la CNE l’a toujours affirmé,  le Tribunal du Travail de Liège, lui aussi, a estimé  « abusif » le licenciement pour faute grave notifié par la société Umicore d’Angleur à l’encontre de l’une de ses employées, par ailleurs déléguée CNE au Conseil d’Entreprise.  
« Le combat syndical a porté ses fruits, se réjouit Françoise Sensi, secrétaire permanente CNE. En effet, en sa séance du 15 janvier, le Tribunal du Travail a estimé que les faits reprochés à l’employée ne sont pas constitutifs de faute grave. Pour rappel, la direction d’Umicore lui reprochait des discordances de pointage entre le badging (base de la paie) et le pointage d’entrée et de sortie des sites.  Immédiatement, nous avions contesté la faute grave et apporté des arguments le démontrant avec l’aide de l’ensemble du personnel. En effet, un  vaste mouvement de solidarité des travailleurs s’est directement organisé, notamment au travers d’arrêts de travail.  Malgré cela, Umicore a maintenu sa position et la procédure devant le Tribunal du Travail s’est enclenchée. Même si nous n’avons jamais douté de notre bon droit, le soutien permanent des collègues durant toute la procédure, notamment par le biais de témoignages, a largement contribué au jugement rendu vendredi. »
Le combat et la solidarité de l’ensemble du personnel,  ouvriers comme employés, a donc été payant et l’on ne peut que s’en réjouir, surtout dans le contexte actuel.   
La CNE espère qu’à l’avenir, Umicore, société spécialisée dans la fabrication de poudre de zinc, réfléchira avant de licencier un de ses travailleurs et qu’un dialogue social plus constructif pourra enfin voir le jour.