Faillite chez TRUVO

Le 28 juin, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire à Anvers, la direction de Truvo, l’éditeur des Pages d’or, a annoncé avoir fait aveu de faillite le matin même et dans la foulée a demandé au personnel de quatre sièges de quitter les bureaux dès 14h ! 
«C’est un coup de massue, s’exclame Raymond Vrijdaghs, secrétaire permanent CNE. Si on savait que la situation n’était pas bonne, on ne s’attendait pas du tout à une faillite ! Ce qui est interpellant c’est qu’hier encore, la direction parlait d’une reprise sans évoquer le dépôt de bilan. On se pose de sérieuses questions sur la stratégie adoptée… »
D’autant qu’après l’annonce de la faillite, via un mail, la direction a fait savoir aux travailleurs que l’activité pourrait éventuellement être reprise par la société FCR Media Belgium et qu’ils pouvaient lui faire offre de services s’ils étaient intéressés.
A Liège, où Truvo occupe 98 personnes, la CNE a directement organisé une assemblée. «Disons-le, c’était l’incompréhension totale parmi le personnel mais aussi la tristesse et la colère », relate Raymond Vrijdaghs.
Dès le lendemain le tribunal du commerce d’Anvers a prononcé la faillite et l’entreprise estonienne FCR Media a fait savoir qu’elle allait reprendre les activités de Truvo Belgium avec 310 travailleurs. Ce qui signifie que 220 personnes se retrouvent sans emploi, 220 familles dans la tourmente !  Le repreneur a fait aussi savoir qu’il ne conserverait que 2 sites : Berchem et Anderlecht. Les sites de Liège et de Gand seront abandonnés.