Non au licenciement pour raisons médicales !

Action syndicale ce lundi au siège liégeois de l’UPTR

Pas de licenciement pour raisons médicales ! 

A cause de l’UPTR, des chauffeurs professionnels pourront bientôt être mis à la porte juste pour une raison médicale. Sans possibilité de reclassement, ni compensation financière ! C’est inacceptable !
Pour des raisons évidentes de sécurité, les chauffeurs routiers professionnels doivent satisfaire à des règles médicales sévères. Néanmoins, entendre, lors d’un examen médical, que vous ne répondez plus aux conditions nécessaires et donc perdre immédiatement le permis de conduire, c’est un coup dur. Voilà pourquoi  les organisations syndicales avaient négocié avec les fédérations patronales une convention collective de travail offrant aux chauffeurs, en cas de perte définitive du permis pour raison médicale, la possibilité d’être reclassé équitablement dans l’entreprise ou, à défaut, de pouvoir compter sur un dédommagement allant jusqu’à 5000 euros. Cette indemnité étant financée par le fonds social sectoriel. 
Ladite convention venait à échéance le 31 décembre 2015. Des négociations pour sa reconduction ont été entamées avec les trois fédérations patronales représentées au sein de la Commission Paritaire : TLV, FEBETRA et UPTR. Si les deux premières ont accepté le renouvellement, l’UPTR n’a rien voulu entendre ! Ce qui signifie que les chauffeurs professionnels, souvent après de longues années de bons et loyaux services, en général au détriment de leur vie familiale et sociale, pourront bientôt, d’un moment à l’autre, être licenciés, juste pour une raison médicale ! La plupart des chauffeurs concernés ont plus de 55 ans. A cet âge-là, retrouver un emploi n’est pas chose aisée... 
Les années précédentes, seule une vingtaine de chauffeurs se sont retrouvés dans l’interdiction d’exercer pour raisons médicales.  Pour les employeurs, appliquer la convention n’est donc pas un réel problème. Par contre, pour les travailleurs, c’est la différence entre une protection de l’emploi et un dumping social irrespectueux ! L’Europe nous reproche des carrières professionnelles trop courtes en Belgique mais lorsque nous cherchons des solutions de reclassement, ce sont les employeurs qui les refusent !
La CSC-Transcom et la FGTB-UBT appellent l’UPTR à la raison : elle doit revoir sa position et vite ! 
Ce lundi, des représentants des deux organisations syndicales se sont rendus au siège liégeois de cette fédération patronale, siège basé aux Hauts-Sarts. «Nous avons rappelé le bien-fondé de la CCT en question et invité les représentants liégeois de l’UPTR à peser de tout leur poids pour que leur Fédération signe sa prolongation et cela à effet rétroactif, donc à partir du 1er janvier 2016», explique Yannick Docquier, Secrétaire national CSC-Transcom pour le secteur Transport routier et Logistique.