Fermeture des guichets

La semaine dernière, la SNCB annonçait son intention de fermer 33 gares.  Pour la CSC Transcom, le choix de ces gares n’est pas anodin :  ce sont encore les petites lignes rurales qui sont en ligne de mire… En province de Liège sont, en effet, concernés les guichets d’Aywaille, Pepinster, Flémalle Haute et Rivage.  
«La fermeture de 33 guichets supplémentaires dans un avenir très proche fait, en réalité, partie d'une stratégie et d'un agenda bien cachés des dirigeants du rail, estime Marc Eyen, permanent CSC Transcom Liège-Verviers. En effet, ces  gares n'ont pas été choisies par hasard ! En novembre dernier, nous dénoncions le manque d'investissements sur certaines lignes. Il n'est pas innocent que les gares à fermer se trouvent justement sur ces lignes : Aywaille, Vielsalm et Gouvy pour la 42, Rivage, point de convergence des lignes 42 et 43, Pepinster pour la 44, etc. La SNCB justifie ces fermetures par le fait que les utilisateurs privilégient les autres canaux de vente, mais leur laisse-t-elle seulement le choix? Nous pouvons comprendre que le volume des ventes est inférieur à celui des grandes gares. Mais un client satisfait du service rendu n'a-t-il pas plus de prix pour l'image de marque de la SNCB qu'un client qui aura pris sa voiture car le service ne lui convient plus du tout? »

Vers la privatisation de la SNCB ?

A l'heure où la mobilité est un enjeu de société majeur, renvoyer les utilisateurs vers la voiture est inacceptable ! Or, la SNCB s’entend à décourager les gens de prendre le train. D’abord, son plan de transport a allongé considérablement les temps de correspondances sur ces lignes, favorisant ainsi déjà leur désertion. A présent, elle franchit une étape supplémentaire en fermant les guichets. 
«C’est d’autant plus incompréhensible que ce sont bien les petites lignes qui alimentent les plus grandes : la ligne 43 draine, à elle seule, 30 à 40% du trafic vers Liège Guillemins,  explique Marc Eyen. Autre incohérence : on a consenti des budgets énormes pour rénover, par exemple, la gare de Pepinster et, à présent, on va la fermer.  De plus, ces décisions vont encore une fois à l'encontre de ce que promettait Madame Galant : « on ne touchera pas aux lignes rurales, ni au personnel. »
Bref, on est en droit de se demander si toutes ces mesures n’ont pas un seul et même objectif : la privatisation de la SNCB ? On prend des mesures inefficaces et non fonctionnelles. On attend que les gens se fâchent et on annoncera, comme seule issue, la privatisation…