Le personnel a droit à de bonnes conditions de travail !

Alors que le personnel de l’administration communale de Nandrin entrevoyait enfin de meilleures conditions de travail, celles-ci risquent de lui échapper… En effet, les groupes d’opposition au conseil communal semblent remettre en cause la démolition du bâtiment qui devait commencer incessamment pour permettre la construction d’une aile moderne et adaptée aux réalités d’une administration du 21e siècle. Du moins, le point a été porté à l’ordre du jour d’un conseil communal de ce 22 novembre.
Pourquoi une réaction si tardive ? La dépense a été budgétisée, l’accord de subsides a été reçu, le marché a été attribué. Du côté du personnel, c’est l’incompréhension la plus totale. «Non seulement, on ne comprend pas pourquoi une réaction aussi tardive, mais surtout on s’insurge contre ce manque de respect envers le personnel ! s’exclame Gaston Merkelbach, secrétaire régional CSC Services Publics. Le personnel a droit à de bonnes conditions de travail : il doit évoluer dans des bâtiments qui répondent aux normes de sécurité et de bien-être, ce qui n’était plus le cas. Il a mis beaucoup d’espoir dans la construction d’un nouvel immeuble, il a participé au déménagement et il travaille à l’étroit dans l’attente de ce nouveau bâtiment. Tout remettre en question aussi près du but aura de lourdes conséquences : les mandataires locaux doivent en prendre conscience ! »
En effet, le personnel serait contraint de vivre dans du provisoire pour un temps très long et, en plus, il risque de payer la note à terme: la non-réalisation du projet entraînera, en effet, des coûts importants pour la commune qui, in fine, se répercuteront sur l’administration.
«Et en outre, une entreprise de la construction de la région perdra un chantier qui représente l’équivalent de 8 à 10 emplois pendant 1 an, intervient Pol Gilles, secrétaire régional CSC bâtiment, industrie&énergie. Ce secteur est en souffrance : chaque chantier qui lui échappe aggrave le mal qui le gangrène. Nous demandons aux élus de Nandrin d’y réfléchir à deux fois avant de remettre en question le projet ».