Lantin : action de solidarité des policiers

Des délégués CSC des zones de police de la province de Liège se sont rassemblés ce mardi quelques heures devant la prison de Lantin pour témoigner leur solidarité avec les agents pénitentiaires en grève et les soutenir dans leurs revendications.
Plus généralement, cette action du groupe « police » de la CSC a pour but de dénoncer la politique de désinvestissement dans les services publics menée par le gouvernement. 
Même si les policiers sont exposés à la réquisition conformément à la Loi sur la Fonction de Police pour “remplacer” les collègues agents pénitentiaires, déforçant de facto les moyens en capacité (Police locale et fédérale) déjà fortement réduit, fruit d’un désinvestissement total depuis plus d’une décennie, les policiers répondent « présents », conformément à leurs obligations légales.
Mais cette situation ne peut PLUS perdurer : les hommes et femmes fatiguent, les objectifs et priorités locales et fédérales en matière de lutte contre différents phénomènes criminogènes se rencontrent difficilement et des choix s’imposent. Mais choisir, c’est renoncer. Renoncer à quoi ?
Comment le justifier politiquement plus longtemps auprès de la population ?
La question du “service minimum” est posée, la réponse est claire : pas à l’ordre du jour. On ne peut régler, ni réduire le droit des travailleurs de mener des actions ou grèves par un service minimum, lorsque le dialogue social échoue et que les investissements promis ne se concrétisent pas. C’est une solution de facilité, dédouanant les autorités politiques de leurs obligations.
Autrement dit : l’autorité doit s’attaquer aux causes, réinvestir, et non aux conséquences.
Mais, ne nous détournons pas de l’enjeu réel : il faut mettre en place les conditions suffisantes et pérennes pour que nos collègues travaillent dans des conditions décentes, avec du personnel en suffisance et des moyens consolidés : un refrain que nous ne connaissons que trop bien au sein de la Police, car l’ensemble des services régaliens souffrent d’un désinvestissement politique et budgétaire, pouvant être qualifié de criminel ! Ce bras de fer relève maintenant d’un tout autre niveau : le combat syndical de David contre Goliath, celui d’un petit groupe face au gouvernement.
C’est donc dans cette perspective, que le groupe « Police » CSC a mené une action de soutien intersectoriel à la prison de Lantin mais aussi à Forest afin que les collègues obtiennent plus de moyens en personnel, fonctionnement et investissement.