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7 décembre 2014 - Non à la généralisation du travail dominical !
Malgré l'action de grève menée le 2 novembre dernier et malgré les réunions de concertation, la direction de l'INNO est restée inflexible : elle veut profiter de l'élargissement de la zone touristique pour ouvrir son enseigne liégeoise certains 1er dimanche du mois donc ce 7 décembre 2014.
Dans ces circonstances, les travailleurs ont décidé de rendre audible une voix que l'INNO refuse d'entendre : ils ont fait grève ce 1er dimanche de décembre 2014.
"L'équipe INNO et le secteur plus largement sont mobilisés contre l'extension du travail dominical car chaque enseigne qui lâche est un pas de plus vers la banalisation et la généralisation du travail le dimanche", explique Brigitte Streel, secrétaire permanente CNE.
Défendre le repos dominical
La CNE rappelle que le repos dominical est un principe coulé dans notre loi du travail ! Or, depuis plusieurs années, il subit de nombreuses attaques. Aujourd'hui, il existe déjà diverses exceptions à cette interdiction de travailler le dimanche dans le secteur commerce. Ça suffit ! la CNE s'oppose au travail du dimanche en dehors des jours qui ont déjà été autorisés et négociés sectoriellement.
"L'ouverture dominicale rend l'emploi existant plus précaire, elle renforce la flexibilité, elle empêche de concilier vie professionnelle et vie privée et elle ne crée pas de nouveaux emplois !" constate Brigitte Streel. Autant de raisons de s'opposer à la généralisation du travail dominical.

7 novembre 2014 - six dimanche par an, c'est suffisant !
Profitant du statut zone touristique récemment conféré au centre historique de Liège, l'INNO souhaite ouvrir son magasin de la place Saint-Lambert le 1er dimanche de chaque mois, dès ce 2 novembre. Or, le personnel, qui travaille déjà le samedi ainsi que six dimanches par an lors des périodes de fêtes, de soldes et de promotions, s'y oppose formellement ! Mais la direction ne veut pas l'entendre ... Les travailleurs ont donc décidé de mener une action de grève ce 2 novembre. 
Actuellement, le travail des six dimanches se fait sur base volontaire parmi les personnes inscrites au registre du personnel et s'accompagne, ou non, d'un sursalaire et/ou d'autres avantages, selon la commission paritaire à laquelle appartient le travailleur. Mais, avec le statut de zone touristique, à terme, il n'y aura plus de base volontaire et encore moins de sursalaire ! Le dimanche deviendra un jour de travail comme un autre. Les travailleurs précaires se sentiront obligés de prester un maximum de dimanches pour "mériter" un contrat à durée indéterminée et/ou à temps plein, ce qui renforcera la concurrence entre eux.
La CNE refuse qu'on divise les travailleurs et s'oppose au travail du dimanche en dehors de ceux qui ont déjà été autorisées et négociés sectoriellement. Ce repos dominical est un droit fondamental et le défendre est l'affaire de tous ! La CNE rappelle qu'il est légitime de vouloir passer sa journée de repos avec sa famille, ses amis, ou à ne rien faire ... Elle insiste aussi sur le fait que l'ouverture dominicale ne crée par d'emplois mais rend l'emploi existant plus flexible et plus précaire et qu'elle ne fait pas augmenter le chiffre d'affaires des magasins de manière significative mais l'étale sur 7 jours au lieu de 6.