ORPEA : vers un retour au dialogue ?


Le  jeudi 19 mars, la CNE et le SETCa ont mené une action d’information dans les trois maisons de repos liégeoises de la multinationale française ORPEA : « Le Paradis du Bouhay » à Bressoux, « Saint-François » à Saint-Nicolas et  «Le Clos sur la Fontaine » dans le centre-ville. Le front commun a distribué aux travailleurs des paniers du respect symbolisant les revendications portées par les organisations syndicales. 
Les conditions de travail sont à « géométrie variable ». Le front commun souhaite qu’elles soient optimales dans tous les établissements. 
C’est dans cette optique qu’il a déposé, voici plusieurs mois, un cahier de revendications qui, jusqu’à présent, n’a pas débouché sur un accord. Mais mercredi, la direction d’ORPEA a entrouvert une porte en proposant de se remettre autour de la table de négociation. 
Le front commun en prend bonne note. Cela étant,  il estime que la date proposée pour cette rencontre, à savoir le 5 mai, est beaucoup trop éloignée.  En outre, il souhaite que des garanties lui soient préalablement données quant à la réelle volonté de la direction de conclure un accord : « Nous voulons savoir si elle est prête à discuter de tous les points de notre cahier de revendications et à se donner les moyens d’y répondre ».
Si ces préalables sont rencontrés,  si les contours de la négociation sont balisés très vite,  le front commun s’inscrira dans le processus de négociation. 

Nouveau jeudi noir chez Orpea : distribution du « panier du respect » dans les trois maisons de repos liégeoises


Ce 19 mars, dans le cadre des « jeudis noirs » chez Orpea, des « paniers du respect »ont été distribué aux travailleurs des trois maisons de repos liégeoises de la multinationale française : le « Paradis du Bouhay » à Bressoux, «St-François » à St-Nicolas, et le « Clos sur la Fontaine », dans le centre-ville. Cette action symbolique est destinée à mettre en évidence le manque de matériel et de personnel nécessaires à une prise en charge de qualité. Ainsi, le panier contient des gants, du savon, des masques, des tabliers… et surtout des figurines symbolisant le personnel soignant.
Les syndicats espèrent pouvoir se remettre autour de la table pour négocier des conditions de travail acceptables et une prise en charge des résidents de qualité comme le souhaitent également les familles.

« Clos sur la Fontaine » : des cadences infernales qui nuisent à la prise en charge des résidents!

Ce jeudi 12 mars, le personnel du « Clos sur la Fontaine », cette maison de repos du Thier de la Fontaine à Liège,  observera un arrêt de travail entre 13h et 14h30, pour dénoncer les cadences infernales qui lui sont imposées et qui nuisent à la prise en charge des résidents. Les travailleurs s’inscrivent ainsi dans le mouvement des « jeudis noirs d’Orpea ». 

Depuis que la résidence liégeoise est passée sous le giron de la multinationale française ORPEA, les conditions de travail n’ont cessé de se dégrader : cadences infernales, surcharge de travail,  manque de respect et de reconnaissance…  sans compter l’insuffisance de matériel.  Et cette situation déplorable n’est pas propre à Liège : elle a été constatée dans les autres maisons de repos du groupe.  
Les organisations syndicales, en front commun, ont dénoncé à plusieurs reprises les conditions travail extrêmement difficiles et leurs conséquences sur la qualité du service. Elles ont réclamé d’ORPEA qu’il engage du personnel en suffisance. Via le MARIBEL, le groupe pouvait bénéficier d’une vingtaine d’emplois subventionnés  totalement. Mais il a refusé la création de ces emplois !
De même, il ignore toutes les autres revendications pourtant légitimes du personnel, à commencer par les principes de base que sont le respect du travailleur, des charges de travail correctes et du matériel en suffisance ou encore l’application de la CCT 35 qui permet au travailleur à temps partiel d’être prioritaire pour un emploi à temps plein ou une augmentation du régime de travail. Cette CCT est normalement obligatoire ! Pour pallier à l’inconfort du travail en pause et le week-end, les organisations syndicales demandent la possibilité de prendre 3 semaines de congé de suite et comprenant 3 week-ends et 1 jour de congé supplémentaire par  5 ans d’ancienneté.  Enfin,  au cahier de revendications figure la valorisation du travail via une augmentation du pouvoir d’achat (prime de rappel, assurance-groupe, chèques-repas). 
ORPEA invoque des problèmes financiers pour ne pas faire droit aux demandes des travailleurs. Or, la plupart des revendications ne pèseraient pas sur le résultat du groupe ou, à tout le moins, pas de manière significative.  Faut-il aussi et surtout préciser qu’en 2014, le chiffre d’affaires d’ORPEA a frôlé les 2 milliards d’euros, soit une augmentation de 21,2 % par rapport à 2013. Pour la Belgique, les bénéfices étaient de  550.000 € en 2011, 1.365.000€ en 2012 et 615.214€ en 2013. 
L’arrogance et la surdité d’ORPEA augmentent la détermination des travailleurs et de leurs représentants.  Voilà pourquoi, ce jeudi, un arrêt de travail sera observé au Clos sur la Fontaine.