Boumatic


19 décembre 2014 - Accord sur le volet social
Mandatées par le personnel,  les organisations syndicales de «BouMatic» ont signé ce jeudi 18 décembre la convention scellant le volet social dans le cadre du projet de fermeture des unités de production et logistique initié par la direction le 18 février.  C’est à l’unanimité que les travailleurs, réunis la veille en assemblée générale à l’initiative de la CSC METEA, avaient validé ce plan social.
 «Lors des négociations,  nous avons obtenu de la direction qu’elle augmente l’enveloppe qu’elle avait  initialement mise sur la table, explique Jean-Pierre Dejardin, secrétaire syndical CSC METEA. Ainsi les conditions financières ont pu être améliorées. On espère toujours obtenir plus évidemment, mais à un moment donné,  on doit bien faire le constat qu’on est  au bout de la négociation... Les travailleurs l’ont bien compris quand ils se sont prononcés en faveur du plan social. »
En outre,  14 emplois ont pu être sauvés au fil des négociations.  Faut-il rappeler qu’en annonçant son intention de fermer les unités de production et de logistique, la direction de cette entreprise spécialisée dans la fabrication de machines à traire voulait se séparer  d’abord de 34 travailleurs. Puis elle a menacé de supprimer 40 emplois sur les 68 qu’elle comptait à l’époque.  En définitive, 26 personnes  vont malheureusement perdre leur boulot, dont 6 seront des départs en prépension. 
«Notre cheval de bataille a toujours été de préserver au maximum l’emploi sur le site. Car un plan social, aussi respectable soit-il, ne remplace jamais un emploi, » fait remarquer Jean-Pierre Dejardin. Et il rappelle : «Nous avons  toujours  été convaincus, et nous l’avons d’ailleurs prouvé, que le site remicourtois est rentable. De même, nous savons que la qualité du produit réalisé à Remicourt est irréprochable et que le savoir-faire et la compétence du personnel sont indéniables. Gageons que ce fleuron de l’industrie locale puisse se redéployer et permettre à la quarantaine de travailleurs qui restent en activité sur le site de connaître un avenir serein.  En tout cas, nous resterons vigilants et nous serons bien sûr toujours à leurs côtés,» conclut Jean-Pierre Dejardin.



 

Projet d'accord sur le volet social

Mercredi fin de journée, une nouvelle réunion de négociation entre la direction et les organisations syndicales a eu lieu chez BouMatic, cette entreprise de Remicourt spécialisée dans la fabrication de machines à traire. Elle a débouché sur un projet d’accord sur le volet social dont le texte devrait parvenir aux représentants des travailleurs ce 13 novembre afin qu’ils puissent l’analyser et, ensuite, le soumettre au personnel. Il lui sera présenté lors d’une assemblée générale fixée au mardi 18 novembre à 14h. Ce sont, en effet, les travailleurs qui devront, par vote, donner ou non leur aval à la proposition.
«Lors de cette nouvelle réunion, ce qui avait été négocié précédemment a été confirmé : c’est-à-dire 1 mois de salaire par année d’ancienneté, plus l’indemnité de fermeture, le 13e mois, les chèques repas et chèques cadeaux, l’assurance hospitalisation jusqu’à la pension légale et la prépension à 53 ans et demi. Mais, de nouvelles avancées ont été engrangées : le déplafonnement de l’indemnité de préavis qui était fixée à 20.000 euros et l’amélioration pour les travailleurs prépensionnés de l’indemnité complémentaire », détaille Jean-Pierre Dejardin, secrétaire régional CSC METEA.
«Bref, les discriminations entre les statuts et les travailleurs ont été gommées, point essentiel à nos yeux, ajoute-t-il. Dix emplois ont, en outre, pu être sauvés au fil des négociations, ce qui permet de maintenir une activité à Remicourt et d’espérer qu’elle pourra se poursuivre, d’autant que nous avons appris que l’ancien directeur du site, celui-là même qui avait reconnu la rentabilité de BouMatic-Remicourt, vient d’être sollicité pour le poste de directeur européen du groupe.»