Action syndicale chez BNP Paribas Liège

Ce 23 décembre, la CNE en front commun a mené une action symbolique devant le siège liégeois de BNP Paribas Fortis : des bouteilles d’eau ont été distribuées aux travailleurs. Pourquoi ? La banque s’apprête à verser 2 milliards de dividendes aux actionnaires de sa maison-mère française et, dans le même temps, elle annonce la suppression d’un millier d’emplois :  même avec de l’eau,  cette pilule-là ne passera pas ! 
2 milliards, ça équivaut à 430 euros par ménage belge, ce sont surtout 138% de la masse salariale de BNP Paribas Fortis, cadre de direction compris, soit 22.700 emplois !  
« Qu’un actionnaire se rémunère, soit… Qu’il vous pille est INACCEPTABLE ! » C’est le message que le front commun CNE-SETCa a fait passer ce mercredi à Liège. Un choix de date qui n’est pas anodin puisque c’est ce 23 décembre que la décision de verser le dividende exceptionnel  de 2 milliards aux actionnaires de la maison mère française doit être avalisée par l’assemblée générale extraordinaire. 


La Banque veut supprimer 1000 emplois d’ici 3 ans

«Ces 2 milliards que la Banque s’apprête à verser à Paris, ce sont des emplois et de la richesse qui échapperont à notre pays. Notre inquiétude est grande, en tant que salariés, mais surtout en tant que citoyens», font part les représentants des travailleurs.
2 milliards en 2015 mais, en 2014, le dividende était déjà impressionnant : 1,25 milliard. En fait, si on additionne les deux montants, ils se sont attribués ce que l’Etat belge a reçu pour brader 25% des parts de Fortis Banque lors de la revente en 2013 au groupe français !
Et pendant qu’elle se prépare à offrir cet énorme gâteau aux actionnaires, BNP Paribas Fortis demande au personnel de se sacrifier : la Banque souhaite, en effet, se séparer de quelque 1000 travailleurs d’ici 3 ans.  «Cette pilule-là, même avec de l’eau,  ça ne sera pas suffisant pour nous la faire avaler ! », s’exclament les délégations CNE-SETCa.