Béatrice Louviaux

bea2
C’est une première : une femme à la tête des métallos et du textile de la CSC liégeoise ! Béatrice Louviaux est la nouvelle secrétaire principale de la CSC METEA Liège-Verviers. La fibre sociale fait partie de l’ADN de cette partisane d’un syndicalisme constructif. Elle porte, avec toute son équipe un projet articulé autour du slogan « Réfléchir, agir avec bon sens ». 
La CSC, Béatrice Louviaux la connaît bien…
Béatrice Louviaux est tombée dans la marmite syndicale dès sa naissance. « J’ai en effet été immergée dès le plus jeune âge dans la mouvance CSC, confie-t-elle. Mon papa, Secrétaire Fédéral aux Mutualités Chrétiennes, tenait à la maison, chaque mercredi soir, des permanences tant pour la mutuelle que pour la CSC. En outre, sixième d’une famille de sept enfants, deux de mes frères et une sœur ont été délégués CSC… »
La fibre sociale fait partie de son ADN
La fibre sociale fait partie de son ADN. C’est donc tout naturellement qu’elle entame sa carrière professionnelle dans l’insertion socio-professionnelle. Dès 1985, en qualité de responsable de projets dans divers organismes, elle est appelée à collaborer avec la CSC Métal. Elle travaille sur des campagnes comme « Osez devancer » axée sur l’emploi, l’entreprise et la formation ou « Être qualifié, ça vaut de l’or ». Elle participe à l’élaboration du Congrès sur l’emploi et la formation en alternance (1992). Elle donne des formations en droit du travail et de la sécurité sociale aux militants syndicaux… En avril 2001, elle devient conseillère au service d’études de la CSC Métal pour les thèmes « Emploi et Formation professionnelle ». Début 2013, elle rejoint l’équipe des permanents liégeois de la CSC METEA en qualité de secrétaire régionale, une équipe dont elle prend la direction aujourd’hui tout en poursuivant ses fonctions de responsable syndicale de grandes entreprises de la région comme la FN Herstal ou Techspace Aero.

Membre fondateur de Technifutur
Béatrice Louviaux est aussi membre fondateur de Technifutur : elle est d’ailleurs le dernier membre fondateur toujours actif au conseil d’administration et à l’assemblée générale. Technifutur est le premier Centre de Compétences de Wallonie. Il a été créé, par les partenaires sociaux liégeois du secteur des fabrications métalliques, en 1992. Fin 1994, le Forem y a associé progressivement ses centres de formation à des métiers industriels et aux technologies de l’information et de la communication.
A 54 ans, cette native d’Amay, maman de 3 enfants, est à l’écoute du monde qui l’entoure tant dans sa vie privée que dans son action professionnelle. Elle a fait de la défense des intérêts des travailleurs son cheval de bataille. Femme de dialogue, elle est intiment convaincue que la concertation sociale est une des clés essentielles pour dégager de bonnes solutions pour tous. Elle est toujours soucieuse d’aller à la rencontre de l’autre, même dans ses loisirs. Elle vient de commencer des cours du soir de "micro-brasseur", une activité qui allie plaisir de la création et dégustation dans la convivialité. 
« Réfléchir, agir avec bon sens »

Avec toute son équipe, Béatrice Louviaux veut mettre l’accent sur les fondamentaux. « Réfléchir, agir avec bon sens ! ».  Une des priorités qu’elle met en avant, c’est  «la lutte pour un meilleur respecte et une meilleure reconnaissance des travailleurs », dit-elle. «Cela passe par l’accès à la formation, la capacité d’évolution dans l'entreprise, l’aménagement des fins de carrière, la santé et la sécurité sur les lieux de travail... » 
 « Nous sommes déterminés aussi à lutter pour une juste répartition de la valeur ajoutée créée au sein de l'entreprise,  remettre le dialogue social au cœur du management, veiller à la pérennité et au développement de l’entreprise, prendre des initiatives dans notre région ou encore soutenir, avec l'ensemble des acteurs sociaux et économiques, la compétitivité de nos entreprises face à des pays qui produisent à moindre coût en recourant au dumping social, au travail des enfants, au travail au noir, sans respecter les normes environnementales... »

Réfléchir, agir avec bon sens

« Réfléchir sans agir, ça n’a pas de sens. »
« Agir sans réfléchir, c’est un non-sens. »

Pour nous :

  • L’industrie est un pilier de nos sociétés contemporaines, lesquelles se développent grâce à la production, source de la création de richesses ;
  • Le moteur d’une entreprise, ce sont d’abord des femmes et des hommes qui, par leur travail, produisent des biens et des services utiles à la collectivité ; le travail n’est pas une marchandise ;
  • Toute entreprise fait partie du patrimoine économique de la région et constitue un « bien commun » dans la mesure où elle contribue à la prospérité de son environnement et de ses différentes parties prenantes ;
  • Des investissements en équipements, en innovation, ainsi qu’en formation constituent des atouts de développement à long terme de l’industrie, au contraire d’une vision à court terme qui vise la recherche immédiate de profits privilégiés par la mainmise de la finance sur l’économie ;
  • L’urgence est au renforcement du dialogue et du consensus social dans et autour de l’entreprise. La capacité à échanger, d’une manière honnête et éclairée, sur la situation et les choix stratégiques d’une entreprise constitue une des conditions nécessaires à l’établissement d’un dialogue social de qualité.
Nous voulons et sommes déterminés à :

  1. Prendre des initiatives dans notre région, pour assurer, de façon durable, le renouveau industriel générateur d'emplois de qualité et en particulier celui des jeunes.
  2. Lutter pour un meilleur respect et une meilleure reconnaissance des travailleurs : accès à la formation, capacité d’évolution dans l'entreprise, aménagement des fins de carrière, santé-sécurité sur les lieux de travail...
  3. Veiller à la pérennité et au développement de l’entreprise, "bien commun", anticiper les risques pesant sur l’avenir de l’entreprise en étant correctement informés.
  4. Obtenir une juste répartition de la valeur ajoutée créée au sein de l’entreprise : si le capital doit recevoir sa part, les travailleurs doivent avoir aussi la leur (pouvoir d’achat et sécurité sociale), de même que l’investissement utile de production, afin d’assurer l’avenir industriel.
  5. Remettre absolument le dialogue social au cœur du management et des décisions stratégiques, de manière à accompagner, de manière concertée, les évolutions de l’industrie et de l’emploi.
  6. Soutenir, avec l'ensemble des acteurs sociaux et économiques, la compétitivité de nos entreprises face à des pays qui produisent à moindre coût en recourant au dumping social, au travail des enfants, au travail au noir, sans respecter les normes environnementales...