Bam-Galère : 111 emplois menacés

Le 9 juin dernier, l’entreprise Bam-Galère a annoncé son intention de procéder à un licenciement collectif : 111 travailleurs sur les 719 que compte l’entreprise risquent de perdre leur emploi. Motifs invoqués par l’employeur :  la non-attribution du marché du tram liégeois, mais aussi un contexte général marqué par la baisse du nombre de marchés publics et le dumping social.  Encore une fois, c’est aux travailleurs que l’on présente la facture de la crise ! 
A la suite de cette terrible annonce, une assemblée des travailleurs a été organisée par les organisations syndicales en front commun afin de faire le point sur la situation et de lister une série de pistes alternatives. 
Dans la foulée, les premières réunions d’information et de consultation entre direction et syndicats organisées dans le cadre de la procédure Renault ont été mises à profit par la CSC-Bie pour poser des questions quant à la santé financière de l’entreprise. Les discussions se poursuivront au mois d’août. 

Lettre au Bourgmestre de Liège, Willy Demeyer
Monsieur le Bourgmestre,
Un drame social se joue à Liège, votre ville !
Je suis délégué syndical dans une entreprise de la région :  Bam-Galère. Notre direction vient de nous apprendre que 111 collègues vont perdre leur emploi et une des raisons invoquées est le report incessant du chantier du tram à Liège. 
111 familles, femmes et enfants dans une détresse sociale extrême ! 
Pourquoi nos pouvoirs publics ne prennent-ils pas leurs responsabilités ? Cette entreprise s’est investie dans l’étude du tram de Liège via Mobiliège et avec succès. La signature du contrat a sans cesse été reportée par la SRWT dans l’attente d’un avis positif d’Eurostat. 
Malgré un 3e avis négatif, le Parlement wallon a cependant confirmé en janvier 2016 la conclusion du contrat. Puis, fin mars 2016, le gouvernement wallon décide de renoncer  au marché et signifie sa décision à Mobiliège en avril 2016. 
Monsieur le Bourgmestre, pourquoi donc nos pouvoirs politiques sont-ils si frileux à l’idée de passer   au-dessus d’un rapport négatif d’Eurostat ? Pourquoi est-ce en Région wallonne  que l’on ne trouve pas  de solution à ce genre de situation ? 
Il y va de l’emploi dans notre région, notre ville, notre Wallonie !
Monsieur le Bourgmestre, il y avait des possibilités, j’en suis ! Pour exemple, la Région flamande :  dans les mêmes circonstances, elle a enjambé l’avis d’Eurostat pour le ring d’Anvers et le prolongement des lignes du tram pour un montant de 3,2 milliards d’euros avec quelques aménagements dans leur budget en s’autorisant un petit déficit 3,2 % tout en poursuivant les négociations avec Eurostat.  
Je ne comprends plus nos décideurs politiques qui jouent comme cela avec notre avenir ! Ne pouvait-on pas passer au-dessus de cette décision qui est si importante pour l’avenir de nos travailleurs, pour l’avenir de notre ville ?
Je vous demande, Monsieur le Bourgmestre, d’être le porte-parole de toutes ces  familles auprès du gouvernement wallon. Rappelez leur que la peur de passer au-dessus de certaines mauvaises décisions européennes met des travailleurs dans des situations graves extrêmes pour certains !
Nos politiques n’ont-ils plus aucun pouvoir d’autonomie de décision  face à un organe de statistiques?
Je vous prie, Monsieur le Bourgmestre, d’agréer mes salutations distinguées. 
Théo Olivier 
Délégué CSC-Bie

Bam-Galère : 111 emplois menacés

C’est la douche froide chez Bam-Galère ! Ce jeudi matin, lors d’un Conseil d’entreprise extraordinaire à Chaudfontaine, l’employeur a annoncé aux organisations syndicales son intention de procéder à un licenciement collectif : 111 travailleurs, sur les 719 que compte l’entreprise, risquent de perdre leur emploi.  Un contexte général marqué par la baisse du nombre de marchés publics et le dumping social ainsi que des éléments plus spécifiques (la non-attribution du marché du tram liégeois et la fin du chantier de l’Otan) sont pointés du doigt.  
 
Bref, une fois de plus, c’est aux travailleurs que l’on demande de payer la crise qui frappe le secteur de la construction depuis plusieurs années déjà.  A de multiples reprises, la CSC et la FGTB ont tiré la sonnette d’alarme, dénonçant le dumping social et la concurrence déloyale qui gangrènent le Bâtiment !  
Les deux organisations syndicales ne cessent de mettre en garde les pouvoirs publics contre les dérives liés au détachement des travailleurs, dérives que ces mêmes pouvoirs publics favorisent en définitive puisqu’ils continuent à imposer des prix toujours plus bas comme critère principal pour l’octroi de marchés publics. 
 
En annonçant son intention de licenciement collectif, Bam-Galère a enclenché la phase 1 de la procédure Renault, phase d’information et de consultation.  «Nous allons mettre cette phase à profit pour analyser, avec nos experts, les données qui nous ont été fournies,  préparer des questions précises et, suite à l’assemblée générale des travailleurs que nous organisons en front commun le 15 juin, présenter nos pistes alternatives », expliquent la CSC et la FGTB.