ArcelorMittal


La direction d’ArcelorMittal a annoncé qu’elle renonce à investir les 10 millions prévus chez TDM Marchin. Pour la CSC, cette annonce équivaut, à ce stade, au non-respect des accords signés !  
Rappelons que dans le cadre de la fermeture de la phase à chaud de Liège,  les organisations syndicales, la direction d’ArcelorMittal et la Région wallonne ont apposé leur signature au bas d’un accord global comprenant le volet social,  le plan industriel pour le froid de Liège et le redéploiement économique à terme des sites mis sous cocon.  Le volet industriel porte sur une enveloppe de 138 millions d’investissements pour les cinq lignes stratégiques, dont 60 millions pour le JVD à Kessales (Jemeppe) mais aussi 10 millions pour TDM (Marchin). Ces investissements doivent ancrer et consolider l’activité de ces lignes dans le groupe ArcelorMittal. 
Tous les 6 mois, un comité de suivi de l’accord, constitué des trois parties signataires, se réunit pour vérifier l’application des engagements repris dans ledit accord. Lors de la dernière réunion, la direction d’ArcelorMittal a annoncé que l’investissement des 10 millions d’euros à Marchin ne serait pas réalisé. 
La CSC considère que cette annonce équivaut, à ce stade, au non-respect des accords signés !  «Nous exprimons d’ailleurs nos plus vives inquiétudes quant à l’avenir du site et nous exigeons clairement de nouvelles garanties ainsi que des compensations pour Marchin, » insiste Jordan Atanasov, secrétaire régional CSC METEA.  
La CSC rappelle que l’accord global engage toutes les parties signataires et que son non-respect entraînerait des sanctions !
En renonçant à l’investissement, une production suffisante pour rentabiliser la ligne ne sera plus garantie et aura des conséquences en amont et en aval pour d’autres lignes de production liégeoises.  «Chacun le sait, l’électrozingué, produit réalisé par TDM, intéresse de moins en moins  les constructeurs automobiles. Les 10 millions d’investissements doivent justement permettre au site de répondre aux besoins du secteur par sa polyvalence », précise Jordan Atanasov.
Tous les acteurs de ce dossier doivent mesurer que le non-investissement à Marchin pourrait compromettre le climat de confiance qui se réinstallait à Liège, climat nécessaire et indispensable à la réalisation des objectifs visés par l’accord.