Manifestation 1er avril 2015

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Plus de 8000 manifestants à Liège contre l’austérité

Nous étions plus de 8.000 dans les rues de Liège, ce mercredi 1er avril, à manifester contre l’austérité, contre les mesures antisociales du gouvernement. 
«Michel 1er, c’est l’anti-Robin-des-bois : il fait les poches des pauvres, pour mieux servir les riches.  Ça ne peut plus durer » a martelé  Bernd Despineux, le Secrétaire fédéral de la CSC Verviers & Région de langue allemande, sur le kiosque du parc d’Avroy. « Il totalement injuste qu’une poignée de personnes possèdent presque tout, alors que plus de 90% de la population doit se serrer la ceinture. Si le gouvernement a besoin d’argent, qu’il aille le chercher là où il est,  au lieu de nous presser comme des citrons. Taxez les actionnaires, les banquiers et les multinationales, c’est eux qui ont créé cette crise, pas nous! » 

« Qui prône l’austérité sème la pauvreté»

Dans la foule, même son de cloche : tous veulent un rééquilibrage, tous exigent que les nantis soient mis à contribution,  tous disent non au saut d’index, à la disponibilité des prépensionnés, à la pension à 67 ans, au démantèlement des services publics, au rabotage des allocations d’insertion… Tous disent oui à la sauvegarde du pouvoir d’achat, à des contributions fiscales équitables, à des services publics performants et à une relance économique durable et créatrice d’emploi.
Peu après 11h30, le cortège s’est mis en marche, les uns et les autres brandissant des calicots aux slogans évocateurs : « La Belgique est un pays très riche… en pauvres ! », «Qui prône l’austérité sème la pauvreté », «Pas de galette, pas d’emplettes », «Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère »… 
La dislocation a eu lieu sur la place Saint-Lambert où un podium mobile avait été installé pour de nouvelles prises de parole. 
Après avoir remercié les nombreux manifestants,  Jean-Marc Namotte, le Secrétaire fédéral de la CSC liégeoise, a  poursuivi : «Oui, il est possible de trouver 11 milliards d’euros d’une autre manière. Le coût de la fraude fiscale est aujourd’hui de plus de 20 milliards par an. Le capital est aujourd’hui exempté de toute contribution. Est-ce cela, la justice? Le signal que nous donnons aujourd’hui est clair: trop, c’est trop. Il faut revoir le cap.»