Elections Sociales 2016

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Dans un peu plus de deux semaines, le coup d’envoi des 17e élections sociales sera donné. 
Lors de ce scrutin 2016, la CSC Liège Huy Waremme présentera plus de 3000 candidat-e-s, soit une hausse de 3,5 % par rapport à 2012. Et si on ajoute les secteurs qui traditionnellement concluent des accords, on atteint les 3150 candidatures ! 
«La CSC est une locomotive et surtout elle véhicule une image positive grâce au travail accompli par ses délégués, des travailleurs bien formés et bien informés, sur lesquels on peut compter pour négocier de bonnes conditions de travail et de rémunération, analyse Jean-Marc Namotte, Secrétaire fédéral. Nous osons réfléchir à de nouvelles solutions et nous nous présentons dans les organes de concertation avec des arguments solides et des dossiers bien ficelés. Nous nous battons contre les injustices. Nous sommes à l’écoute des travailleurs et nous faisons entendre leur voix. Notre ligne de conduite est claire : la concertation autant que possible, l’action si nécessaire. »

Entre le 9 et 22 mai, dans les 337 entreprises de Liège, Huy et Waremme où le vote sera organisé, près de 68.000 travailleurs seront appelés à élire leurs délégués au CPPT (comité pour la Prévention et la Protection au Travail) pour les entreprises occupant au moins 50 travailleurs et aussi au CE (conseil d’entreprise) pour celles qui emploient plus de 100 travailleurs. 
«Alors que le vote n’est pas obligatoire, lors du scrutin 2012, plus de 80% des travailleurs ont exercé ce droit, c’est dire l’importance qu’ils accordent à l’élection de leurs représentants, explique Gaëtan Stas, Président de la CSC Liège Huy Waremme. Cette confiance dans les syndicats vient d’ailleurs encore d’être confirmée par une étude de la KUL qui indique que 7 Belges sur 10 pensent que les syndicats sont nécessaires pour défendre les droits des travailleurs ! »
Ce samedi 23 avril, dès 13h, la CSC Liège Huy Waremme mettra à l’honneur ses candidats et candidates en ses locaux du boulevard Saucy: elle les accueillera en famille et leur proposera diverses activités durant l’après-midi (village syndical et associatif, animations pour les enfants, musique, etc.). De 17 à 18h, notre Secrétaire générale Marie-Hélène Ska présentera le message de la CSC pour les élections sociales. Un exercice auquel se prêteront également le Président de la CSC Liège Huy Waremme Gaëtan Stas et le Secrétaire fédéral Jean-Marc Namotte. Enfin, plusieurs candidats livreront leur enthousiasme et leur motivation à la veille du scrutin.

Discours de Jean-Marc Namotte du 10 décembre 2015

Elections sociales 2016 : la CSC, c’est le 3, un chiffre magique…

Les élections sociales se tiendront en mai prochain. En 2012, la CSC avait enregistré un excellent résultat. Nous nous sommes maintenus à la première place en tant que principal syndicat du pays, tant en Flandre qu’à Bruxelles, en Wallonie et à Liège. Il est toutefois possible de progresser encore. Malgré cet excellent résultat, de gros efforts  sont nécessaires pour conserver cette position et, pourquoi pas, la renforcer.
 
Le recrutement des candidats en 2016 nous confronte à plusieurs défis. En 2012, il n’y avait jamais eu autant de mandats à attribuer. Par conséquent, nous n’avons pas pu trouver un candidat pour chaque mandat et le nombre d’entreprises pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de candidats a augmenté. A nouveau, nous nous engageons donc à trouver davantage de bons candidats, engagés, dans un plus grand nombre d’entreprises.
Les femmes, les jeunes et les travailleurs d’origine étrangère restent également sous-représentés parmi les candidats et les élus. Il faut améliorer la situation car nous voulons représenter tous les travailleurs. Nos candidats et nos élus doivent être le reflet des travailleurs dans les entreprises. Une équipe représentative enregistrera un meilleur résultat lors des élections sociales et aura également davantage de poids après les élections. Nous cherchons des personnes capables d’écouter et de résoudre des problèmes, qui veulent défendre leur position et 
celle de leurs collègues. Nous ne recherchons pas des super-héros, mais des personnes qui ont le sens de la justice, qui perçoivent les inégalités, qui veulent faire bouger les choses.
Mais l’enjeu des élections sociales ne s’arrête pas à la recherche de candidates et candidats. Il faudra également motiver l’ensemble des travailleurs à voter pour la CSC. Et pour rappel, le numéro de la CSC, c’est le 3. Et le chiffre 3 est un chiffre magique… Je n’invente rien : le documentaire « Le Pouvoir des mots : O-BA-MA ou la magie du rythme ternaire, diffusé en mars 2012 sur TV5,[i] l’explique clairement :
« Toutes les formules marquantes respectent la règle de trois. Pensez aux slogans, aux devises : « Liberté Egalité Fraternité », « Du pain, du vin, du boursin », « Veni, Vidi, Vici ». Pensez également aux noms de marques célèbres : Oréo, Nutella, Activia… Dans l’alimentaire ou dans d’autres domaines, les plus connues ont trois syllabes à chaque fois. Regardez les logos : la plupart ont trois couleurs, ou sont composés à partir de trois éléments graphiques.
Le rythme ternaire résonne en nous d’une façon toute particulière. La plupart des chansons et comptines de notre enfance étaient basées sur ce rythme : « 1, 2, 3, nous irons au bois, 4, 5, 6, cueillir des cerises… ».

Le rythme ternaire a donc une dimension mélodique. Un nom ou un slogan basé sur la règle de trois à quelque chose de « chantant ». En cela il est bien mieux retenu, et pénètre profondément dans l’esprit du public.
C’est aussi un repère structurant. Vous vous souvenez de nos leçons de géométrie quand vous étiez petits ? Il faut au moins trois points pour déterminer un plan fixe. Imaginez une table : elle tient généralement sur quatre pieds. Vous pouvez en enlever un, elle tiendra encore très bien. Mais s’il n’en reste plus que deux, elle tombera d’un côté ou de l’autre. Et un seul, elle est totalement instable.
Dans un discours, c’est la même chose. Il faut au moins trois arguments ou « idées-force » pour convaincre efficacement.
Un ou deux, c’est trop peu. Plus de cinq, et c’est trop – c’est même contre-productif, car en bombardant le public d’informations, celui-ci risque de saturer et, au final, ne rien retenir du tout…
Tous les grands orateurs maîtrisent la règle de trois. Obama applique cette règle à la perfection dans nombre de ses discours, en annonçant successivement trois propositions avant de les développer.
Son fameux slogan lors de sa campagne de 2008 était construit sur ce principe : « YES-WE-CAN » ! Son nom même se divise en trois syllabes claires et distinctes, comme une marque à succès, O-BA-MA !
Pour vos exposés, préférez un plan en trois parties. Si vous voulez faire des listes, faites des listes de trois points. Pour raconter une histoire, organisez-là en trois moments clefs : situation initiale – intrigue – dénouement ! »
Et si vous devez trouver des candidats, notre liste c’est C-S-C et nos origines, Liège-Huy-Waremme… Que de bons présages !
[i] En savoir plus surhttp://coacheloquence.com/obama-ou-la-magie-du-rythme-ternaire/ #3d5jpqHA5KCmro8E.99